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Bonne course maman (partie 2)

Depuis décembre 2015, je travaille fort (très fort!) pour garder le cap, maintenir ma motivation et mon focus sur cet objectif ultime : courir pour une troisième fois le demi-marathon d’Ottawa… mais cette fois-ci, avec une attitude ben différente.

Aujourd’hui je vous annonce que je peux dire : MISSION ACCOMPLIE! Le 29 mai 2016 j’ai couru 21.1 km avec un temps officiel de 2h06 et 23 petites secondes… pis je suis fière de moi en ti-pépère et quart! Sérieusement, depuis que j’ai franchi le fil d’arrivée dimanche dernier, je flotte! D’une part parce que j’ai réduit mon temps final de 15 minutes et 2 secondes (oui oui je vous le jure!!), mais surtout parce que ce fut sans aucun doute ma plus belle course à ce jour. Physiquement, mais surtout mentalement. Ma tête était là et mes jambes suivaient la parade. Quoi demander de mieux? Je ne serai jamais une élite, j’en suis consciente. Ça tombe bien, parce que vous savez quoi? À moins d’être la proie de Cheetah dans la savane africaine, c’est aucunement mon but de courir à 20 km/h pendant 2 heures! Je me contenterai plutôt (avec bonheur) d’être cette tite-mommy qui prend du temps pour elle et qui a appris à se donner le droit de s’accomplir autrement que par son rôle de mère. Ça l’air simple dit comme ça, mais la route a été longue (lire Bonne course maman). Bon, voilà pour la p’tite tape dans l’dos.

Revenons à la course. Le week-end dernier, 47 000 coureurs prenaient part à l’événement. Que ce soit le 2, 5, 10, 21.1 ou l’ultime distance du 42.2 km, il y en avait pour tous les goûts. Dire que tout ce beau monde a failli ne pas courir puisque l’événement aurait pu être annulé en raison de la chaleur extrême qui planait sur la région d’Ottawa. Fe-Fiou! Les courses ont eu lieu, au grand bonheur des coureurs, et avec de petites modifications à l’horaire initial. Ok je l’avoue, FA-ZA-CHO samedi soir pis YA-MOUILLÉ-A-SIO pour le 10 km. Pas le temps de faire un record personnel dans ces conditions… COMPRIS MON CHUM?! Non y’avait pas compris parce qu’il a quand même essayé de maintenir la cadence et il a dû réviser ses objectifs en cours de route… Haaaa les hommes! Mais pour le dimanche matin (moment de ma course) tout était parfait. Départ à 8h15 plutôt que 9h question de courir un peu moins dans la chaleur, et c’était réellement une température merveilleuse. Merci au directeur des courses!

8h25 : Le pistolet de départ se fait entendre et c’est parti pour le corral vert. Yaba Daba Doooooo! Les 3-4 premiers kilomètres j’ai tricoté fort pour me faufiler entre ces milliers de coureurs qui n’étaient définitivement pas placé avec la bonne vague de départ. Quand tu marches après 2km, c’est peut-être parce que tu as surestimé tes capacités Dude (petite frustration personnelle, mais bon!). Par la suite, j’ai trouvé mon rythme à moi, et j’ai savouré chaque petit kilomètre avec un grand bonheur en appréciant le moment présent tout simplement. Je me suis laissé porter par les encouragements de millier de spectateurs tout au long du parcours,  par ces enfants qui nous tendaient la main pour recevoir des high-5 de la victoire, et en lisant ces centaines de pancartes à saveur humoristique dans le genre : Tout ça pour une banane?! ou celle-ci que j’ai vu après seulement 2km : You’re almost there… Just kidding!  Sincèrement, c’est beau et bon de voir ces supporteurs qui se sont déplacés pour encourager, supporter  et accompagner à leur façon des gens de leur entourage ou de leur famille pendant l’épreuve. Je le vois comme une marque de reconnaissance pour souligner tout le travail accompli et le chemin parcouru. Pour ma part, je savais que mon fils et mon mari seraient au 17ième km avant d’aller se placer à la ligne d’arrivée, et disons que par moment ça m’a donné un petit regain d’énergie pour me motiver à m’y rendre un peu plus vite. Merci d’avoir été là! Il y avait aussi ces milliers de bénévoles qui faisaient en sorte que chaque coureur ait une expérience exceptionnelle et mémorable. Sans eux, ce genre d’événement ne pourrait jamais avoir lieu. Et que dire des résidents qui avaient répondu à l’appel de la ville d’Ottawa en sortant leur boyaux d’arrosage pour rafraîchir les coureurs au passage. C’était tellement apprécié!

J’ai croisé des coureurs le long du parcours pour lesquels j’ai éprouvé beaucoup de fierté. Cette dame d’une cinquante d’année qui courait le demi-marathon avec son fils, cet homme de 77 ans qui affichait un sourire fier et contagieux  (je sais son âge parce que c’était écrit au dos de son chandail!), ces petites mamans comme moi qui avaient aussi choisi de prendre du temps pour elle et de relever ce défi, ceux qui couraient pour une cause, ces gars qui s’étaient lancé le défi de participer au demi-marathon ensemble, ce couple avec un grand surplus de poids qui avait choisi de marcher le demi-marathon afin de s’offrir la santé, mais aussi, tous ces coureurs qui se sont présentés le matin à la ligne de départ. Je ne peux faire autrement que d’applaudir chacune de ces réussites.

On croit souvent que ce genre d’épreuve nous est inaccessible et qu’on ne serait jamais capable d’y arriver. Mais si en fait notre plus gros obstacle était nous-même? Je ne vous cacherai pas que ça prend un entrainement, de la discipline et de la motivation pour arriver à destination. Y’a personne qui va le faire pour vous. Mais lorsqu’on se trouve au cœur d’un tel événement (en tant qu’athlète ou en tant que spectateur) il y a quelque chose de magique qui se passe. Une envie d’être nous aussi le héros de la journée en se dépassant personnellement et en inspirant d’autres personnes à notre tour. On est conscient que ce ne sera certainement pas facile… mais on sait surtout, que c’est possible!

– Mélanie

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