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Cette phrase qui m’a transpercé le cœur par un doux soir d’été

Plusieurs conversations m’ont marquée dans la vie. Parfois de façon positive, de façon négative… mais je dois avouer que cette phrase, entendue lors d’une soirée entre amis, ne m’a pas laissée indifférente. C’était il y a quelques semaines déjà. Mon conjoint, notre fils et moi sommes allés souper chez des amis. Nous avons tout de suite accepté leur invitation, il y avait déjà un bon moment que nous ne les avions vu. Que de plaisir à l’horizon, enfin presque…

Arrivés là-bas, j’ai tout de suite remarqué que mon fils serait le seul enfant de la soirée. Ce qui est très bien, car il était totalement le bienvenu et de toute façon, partout où nous allons, il est avec nous. On ne le fait pas souvent garder, par choix. Sommes-nous trop protecteurs? Probablement un peu. Prenons-nous assez soin de notre couple en faisant des sorties romantiques toutes les semaines? On essaie, mais ce n’est pas toujours possible. Avec la routine, le travail, les activités, etc.  C’est notre choix et notre mode de vie. On est tricoté serré et on s’aime comme ça.

Étant un enfant timide, il a été collé sur moi toute la soirée. Vous connaissez l’expression : “Sous les jupons de sa mère”? Et bien, c’est mon enfant! Ne connaissant pas non plus les gens de la soirée, il a été tranquille, dans son coin, à jouer seul, mais à quelques reprises, il avait besoin de revenir auprès de ses parents afin de se faire réconforter et cajoler, ce qui est très normal pour un enfant en bas âge. Étant aussi un enfant très sensible, il n’aime pas beaucoup le bruit et il a parfois de la difficulté avec les étrangers. Alors, durant la soirée, chaque fois qu’une personne tentait d’entrer en contact avec lui, il se sauvait et faisait son petit gêné. C’était pire quand il était bébé, mais tranquillement, il fait du progrès. À toutes les mères qui liront ce texte, vous devinerez ici que je n’essaie pas de justifier son comportement, mais bien de vous rassurer par rapport au fait que, peu importe, la personnalité de notre enfant, l’amour que l’on ressent pour ce petit être est indescriptible et que la lionne en moi est en train d’écrire ce texte pour exprimer toutes les émotions ressenties lors de cette soirée.

Car, la soirée ne s’est pas arrêtée là. Finalement, on a soupé, mon fils a bien mangé et surtout, il a adoré son dessert. De la crème glacée! Prendre note que quand je dis que mon enfant a bien mangé, il était assis sur mes genoux, et ce, tout le long du repas…

Plus tard, je me promenais dehors dans la cour avec lui, question de le divertir un peu. On regardait les fleurs, le jardin, un petit moment agréable. Puis tout à coup, mes oreilles bioniques ont capté un brin de conversation : “Est-ce que son fils est normal?”.

Une épée a transpercé mon cœur. De la tristesse à l’état pur. Je n’étais pas fâchée, mais c’est à ce moment que j’ai compris à quel point le regard et le jugement des autres personnes (qui n’ont pas d’enfants en passant), peuvent être blessants. Selon moi, tous les enfants sont normaux, ils sont simplement tous différents, comme vous, comme moi, comme celle qui a dit cette phrase. Les enfants sont des petits cœurs, demandant d’être aimés et pris soins.

Diplomate comme je suis, je n’ai rien dit à cette personne lors de la soirée… J’ai réfléchi, j’ai versé des larmes en cachette, j’ai serré mon enfant dans mes bras et je lui ai dit que je l’aimais. Le lendemain, nous sommes allés au parc, on s’est amusés et le soir, on a fait un gros spécial. On a dormi tous les quatre dans mon lit (moi, mon conjoint, mon fils, et mon chien… il ne faut quand même pas l’oublier).  En me réveillant, je me suis dit que j’étais pour écrire sur le sujet. J’ai la chance d’avoir un enfant en santé, mais il est très sensible, ce qui le distingue et ce qui fait de lui qu’il a une personnalité unique et différente. Il est incroyable mon fils, tout comme vos enfants, vos neveux, vos nièces.  Faisons donc en sorte de vivre dans l’amour, la compréhension et l’acceptation et nous pourrons ainsi faire en sorte que nos enfants, ces petits êtres, ces petites âmes, puissent vivre de façon épanouie pour qu’ainsi, ils deviennent des adultes émotionnellement intelligents et sans jugement.

Pour ma part, je vais apprendre, avec le temps, à lâcher prise sur ce que les autres pensent. Mais jamais je n’arrêterai d’écrire sur les sujets qui me touchent. Ce sera ma contribution, aussi petite que cela puisse être, à une société meilleure.

– Je suis personne

 

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