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Comme je t’ai aimé!

Je t’ai connu à l’été de mes 13 ans. J’étais encore un enfant. Tu as essayé de m’attirer et je dois avouer qu’au début, ça n’a pas été le coup de foudre de mon côté. Vu mon jeune âge, on peut dire que c’était sans doute normal. Ma famille n’a pas été enchanté de ton arrivée dans ma vie et avec le recul, je comprends pourquoi. Rebelle à mes heures, j’ai appris à t’apprivoiser en cachette car je savais que tu n’étais pas le bienvenu. Mon cœur a toujours valsé entre good guy, bad guy alors le look un peu bum que tu me faisais miroiter me plaisait vraiment. Avec toi qui m’accompagnais partout, j’ai excellé du côté badass. Ça m’a pris seulement trois petits mois pour être totalement obnubilée. Si jeune… et pourtant, je savais qu’on serait lié l’un à l’autre pour longtemps.

Pendant des années, j’ai cru que notre relation était vouée à la vie à la mort et ce, malgré la toxicité flagrante de celle-ci. Malgré tout, je ne m’imaginais pas sans toi. Le bien-être que je ressentais était malsain mais si bon. Tu étais à la fois présent dans mes moments de déprime tel un baume de réconfort, ainsi que dans les instants de fête et de joie. En vieillissant, je nous trouvais même sexy ensemble. Belle illusion! Faut être un peu naïve, tu ne trouves pas? Non, tu n’es pas du même avis, évidemment. J’aimerais jeter le blâme sur l’exemple familial qui m’a été montré, mais ce serait trop facile. Je suis responsable de mes décisions et de mes actes. Mais il est vrai quand on y songe : “Autre temps autre mœurs”. Ce genre de rapport était plutôt banalisé à une certaine époque. De nos jours, on fait plutôt de la prévention au quotidien et c’est bien.

J’ai toujours su au fond de mon cœur que je devais cesser tout ça. Mais comment emboîter ce pas au changement? Ça n’a pas été simple. L’effet que tu avais sur moi était puissant, voire destructeur!? Lorsque j’ai pris ma décision, il en était fini de nous deux. Aujourd’hui, je le crie haut et fort : Je t’ai banni pour le mieux, pour ma santé physique et mentale. Mon désir de vivre a battu le pouvoir que tu avais sur moi. Parce que oui, ta présence est plus que nocive. Elle est mortelle. Je remercie la société car elle m’a aidé à me débarrasser de toi. Dans les bars, les restos, les places publiques, de plus en plus les lois se sont resserrées en t’excluant et ça m’a donné le coup de pouce pour cesser de fumer! Bien sûr, la simple volonté n’a pas été ma seule arme. J’ai utilisé 3 semaines de timbres de nicotine et une dose massive d’encouragements de la part de la seule personne non-fumeuse qui m’entourait à ce moment.

Alors j’ai pu te dire adieu, paquet de cigarettes!

P.S. Je souhaite à tous, vous qui êtes dépendants de ce fardeau, le courage de trouver le moyen de vous en sortir. La vie est si fragile, pourquoi vouloir la raccourcir à petit feu.

Soleine

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