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Au revoir, ma précieuse collègue-amie

Te souviens-tu de notre première rencontre? Nous étions assises chacune à notre bout de table, dans une salle de réunion beaucoup trop grande pour 2, dans l’attente de passer notre entrevue. Ben oui, on était toutes les deux candidates au même processus de dotation. Je ne te cacherai pas que sur le coup, t’étais un brin mon adversaire. Mais je vais aussi t’avouer que t’avais l’air ben trop sympathique pour pas que je te sourisse.

Peu de temps après mon entrevue, on m’a fait une offre d’emploi… et j’ai accepté! Quelques mois ont passé, j’ai terminé mon congé de maternité et je suis rentrée travailler un lundi matin de décembre dans de nouveaux vêtements que je m’étais achetés la semaine d’avant. Nerveuse et excitée en même temps. Un nouveau poste, une nouvelle équipe, une nouvelle organisation… ça fait beaucoup d’un coup après avoir été à la maison pendant un an. On m’a guidée vers mon bureau, pis t’étais là! Je me souviens encore de ton accueil tellement rassurant et réconfortant. T’avais ton beau sourire sincère et bienveillant. Heureuse de me rencontrer. Tu t’étais toi aussi fait offrir un poste dans la même équipe, pis en plus… t’étais assise à côté de moi! Non, mais tsé, c’était quoi les chances?

Cette journée-là, tu m’as fait du bien sans le savoir. Tu m’as rassurée et j’ai aussitôt eu la conviction que j’étais à la bonne place. Que tout allait bien se passer. Vers la fin de l’avant-midi, tu m’as dit tout bonnement : « Hey, veux-tu qu’on lunch ensemble? ». Je suis un peu sauvage moi normalement, mais ton invitation me tentait full! J’avais trop le goût de te connaître. On a été lunché ensemble ce jour-là, sans flafla, juste de même. On jasait comme deux vieilles branches qui avaient toujours poussé sur le même arbre. Y’avait une simplicité et une authenticité frappante dans notre début de relation. Ce soir-là, je suis rentrée à la maison le cœur doux d’avoir fait ta connaissance. Une petite voix intérieure me chuchotait que quelque chose de beau naissait. Que t’allais être plus qu’une collègue, que tu deviendrais mon amie.

Parfois la vie nous offre en cadeau des rencontres exceptionnelles. De vivre des relations faciles. Parce qu’elles sont naturelles, authentiques, sincères et que les discussions coulent toutes seules. Sans forcer. Avec toi ça toujours été cela. Facile d’être en relation, de se sentir importante… facile d’être moi avec toi. Un gros bonbon qui goûte l’arc-en-ciel.

J’en ai d’la chance! Parce que depuis 1 an et demi, tu embellis mes journées comme ce n’est pas permis! T’es devenue ma « work wife »! Travailler avec toi, ça goûte bon! Ça nourrit ma motivation parce que juste ta présence au bureau me rend de bonne humeur. Pendant 18 mois, j’ai eu le gros plaisir de te voir, de te jaser, de partager nos parcours de vie, de nourrir notre relation chaque jour ou presque. Avoir le privilège de côtoyer une précieuse amie au quotidien, ce n’est tellement pas rien. Mettons que ça n’arrive pas souvent dans une vie!

Y’a pas longtemps, tu m’as glissé à l’oreille qu’on t’avait proposé un nouveau poste. De nouvelles fonctions, dans une nouvelle équipe, dans une nouvelle organisation… et que tu songeais quitter parce que tu te sentais interpellée. Quand tu m’as dit ça, mon cœur s’est arrêté. Boum! Apeurée par ton départ, peinée de ne plus avoir cette chance de travailler avec toi, triste de perdre cette belle complicité unique que nous avions créée, paniquée de devoir survivre à ton éventuelle absence. Catastrophe! C’est égoïste, mais qu’est-ce que j’allais devenir sans toi! Haha J’avais juste le goût de te dire de m’amener avec toi pour éviter de te perdre. T’étais ben trop précieuse dans ma vie! En grande sensible que je suis, je ne te cacherai pas que j’ai pleuré quand tu m’as dit que tu avais choisi de quitter. Pis en même temps tu sais quoi, mon amie? Je t’aime tellement, que je suis contente que cette super opportunité soit arrivée jusqu’à toi. Sincèrement heureuse pour toi. Parce que c’est beau ce qui t’arrive. Je sais que cette nouvelle aventure t’enchante et j’espère profondément que ce nouveau poste te permettra de briller à la hauteur de tout ton talent. Tu portes en toi une profonde humanité, une magnifique sensibilité aux autres, une écoute tellement sincère… t’es exceptionnelle! Le sais-tu? Pis en plus, ben t’es une employée intelligente, engagée, dévouée, motivée… un atout pour une organisation. Tu seras une gestionnaire formidable, mais aussi tu auras une réelle valeur ajoutée à toute l’organisation. Y’en ont de la chance de t’avoir!

Même si je sais que notre amitié va durer parce qu’on va s’assurer d’en prendre soin, lundi matin au travail, y’aura quand même un vide. J’aurai le blues de toi, ma Bella. Rationnement je sais qu’on va continuer de se parler, de se voir, d’être présente l’une pour l’autre pis d’avoir du plaisir comme deux gamines à l’extérieur du cadre professionnel… mais je sais aussi que ce ne sera pas pareil. Parce que tu ne seras plus aussi près de moi physiquement comme avant.

Aujourd’hui, j’ai le cœur gros de réaliser que c’est ta dernière journée. Lundi matin, je sais déjà que ta présence va vraiment me manquer. Mais tu sais quoi? Dr. Seuss le disait si bien; « Ne pleure pas parce que c’est fini, mais souris parce que c’est arrivé. » Alors je m’accroche à ces mots et je touche à la gratitude d’avoir eu la chance de te trouver!

Que cette nouvelle aventure professionnelle t’apporte tout ce que tu en attends.

Je t’aime fort mon amie,

Mélanie

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