Je suis personne » C'est notre histoire à nous, nos pensées, notre vie.

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Distraction

Aujourd’hui, je regarde ma vie distraitement, en jouant à Candy Crush… J’essaie de me convaincre que je suis le déroulement de l’histoire, et que je sais où ça s’en va. En réalité, je n’en ai pas la moindre idée.

Au début du film, on voit une enfant dans la lune, qui n’a déjà aucune idée de ce qui se passe autour d’elle. Un peu perdue. Surtout très naïve. Puis vient l’adolescence, qui se prend pour un big bad et qui lui sacre une volée. Chaque coup, elle le reçoit avec un sourire et une remarque sarcastique, mais la naïveté perd du terrain.

Elle continue sa recherche. De la perfection. Du contrôle. Travail, études, changement de direction. Puis on recommence… Jusqu’au « Il était une fois ».

Ces moments, on les voit au ralenti, avec de la musique quétaine et un éclairage tamisé. Le jour où elle rencontre l’homme parfait, celui qui voit derrière le sarcasme et la peur. (Je dois avouer qu’à ce moment-là, je regardais le film comme une enfant regarde Cendrillon. C’est à ce moment que le vilain petit canard trouve la chaussure de cristal et sauve son royaume des griffes de Scar!) Le jour de son mariage avec l’homme parfait. Le jour où le test est positif…

Aujourd’hui, je regarde ma vie distraitement, parce que je n’en peux plus de la voir. Aujourd’hui, j’écris pour la première fois depuis que les mots m’ont abandonnée. Ils m’ont quittée un dimanche après-midi, alors que j’étais couchée dans un lit d’hôpital, ma grosse bédaine couverte de gel. À mes côtés, une médecin devenu muette, elle aussi.

Aujourd’hui, j’écris pour ma Rose, née le 27 février 2017, alors que son petit cœur ne battait déjà plus. Aujourd’hui, je retrouve la force d’écrire quelques mots, tout en regardant distraitement la vie qui joue dans le background.

– Véronique

  • Éric Girard - Beaucoup des grands drames de la vie sont infiniment tristes parce qu’inexplicables et incompréhensibles. Les attaques terroristes, les enfants ravagés par le cancer, les catastrophes naturelles, la perte d’un enfant à naître… Les mots sont impuissants, seul le réconfort des proches peut mettre une manière de baume sur les cœurs éprouvés. Je me sens tellement démuni devant tant de détresse, de larmes qui n’en finissent plus de sécher. Puisse cette petite rose ne jamais faner dans vos cœurs. Et que vos larmes, sans sécher complètement, ne vous tiennent quand même pas trop loin des petits et grands bonheurs que la vie vous réservera certainement, au détour de l’inattendu. Elle a ce don, la Vie, de nous faire souffrir tellement, de se faire haïr, puis de nous surprendre avec des chances ou des plaisirs qu’on n’aurait jamais pu envisager. Je te le souhaite ardemment. Mes plus sincères sympathies Véronique.répondreannulé

  • Johanne - pas de commentaire…, juste merci du partage et je vous fais un gros câlin plein de tendresserépondreannulé

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